LA THEORIE DU GENDER ET SES CONSEQUENCES DANS LE DROIT DE LA FAMILLE homoparentalité homoparentalité homoparental
par Elizabeth Montfort
Ancien député au Parlement européen
Conseillère régionale d’Auvergne
I- Le féminisme sous toutes ses formes : du féminisme radical à la théorie du gender.
Bien que l’idéologie du gender soit apparue aux Etats-Unis dans les années 70, c’est seulement en 2005 que le livre de la théoricienne, Judith Butler, est traduit en français :
« Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion »
Les féministes à bout de souffle ont retrouvé avec cette théorie un nouvel élan, une deuxième jeunesse, en ce sens qu’elles l’ont utilisée pour consolider leurs revendications d’égalité et d’autonomie.
On retrouve chez J Butler toutes les idéologies du XIX et XX iè siècle :
Hegel, Marx : la révolution permanente, le matérialisme pratique.
Engels : le rapport oppresseurs/oppressés
Sartre : l’existentialisme
Lacan, Foucault, Derrida : le structuralisme ou l’idéologie de la déconstruction.
Ce qui est étonnant c’est que J Butler s’appuie sur la French Theory post-structuraliste pour déconstruire les présupposés identitaires du French Feminim.
« Les questions qu’elle pose sont celles d’aujourd’hui, ce qui explique son succès :
- comment penser ensemble genre et sexualité dans le débat public français ?
- comment penser historiquement et politiquement le statut de l’ordre symbolique c'est-à-dire l’ordre sexuel, et plus précisément les normes ? ».
J Butler affirme vouloir penser ensemble « le féminisme et la subversion de l’identité. Elle entreprend de définir une politique féministe qui ne soit pas fondée sur l’identité féministe ». (Eric Fassin, préface de « Trouble dans le genre »)
La théorie « queer » (en anglais « bizarre ») qui suit celle du gender est la remise en cause de l’identité : « suis-je ce nom ? »
Actuellement, nous sommes à cette étape. Mais comment sommes-nous arrivés à ce stade ?
1- Le féminisme initial.
Il serait trop long de reprendre toute l’histoire du féminisme, des historiens l’ont très bien exploré. Ce que nous pouvons dire, c’est que le féminisme initial du début du XXè siècle s’intéresse à l’égalité des sexes et à la parité. Le droit de vote des femmes représente sa première victoire. Très militantes dans les années 60, ces femmes obtiennent le « droit de disposer de son corps » par la loi sur la contraception ou loi Neuwirth et la loi sur l’avortement ou loi Veil. En maîtrisant leur fécondité elles obtiennent une totale indépendance à l’égard des hommes.
C’est ce qu’Evelyne Sullerot appelle « la révolution contraceptive » dont la conséquence est d’avoir rejeté aux frontières du couple, de la famille et de la société, l’homme, l’époux et le père.
Cependant, ces femmes adhèrent à l’idée que l’identité sexuelle et le genre coïncident : le genre masculin correspond au sexe masculin et le genre féminin au sexe féminin. Le sexe est à la matière ce que le genre est à la forme.
Par l’effet conjugué de deux tendances, ce lien sera progressivement remis en cause par les féministes radicales :
- d’une part, la frontière entre le masculin et le féminin est parfois floue et l’identité sexuelle ne suffit pas à distinguer un homme d’une femme ; garçon manqué ou homme efféminé. D’ailleurs, certaines personnes ne sont pas clairement identifiées comme homme ou femme ou changent de sexe au cours de leur vie, les transsexuels.
- d’autre part, la société impose un rôle à l’homme ou à la femme, entendez : la femme aux tâches ménagères, l’homme à l’extérieur. On impose des stéréotypes. Le genre n’est pas naturel, il est social et culturel.
2- L’idéologie du « gender ».
Les féministes radicales ne sont pas satisfaites de l’égalité des sexes et de la parité. Le gender s’est développé sur le terreau du féminisme radical insatisfait des années 1990. Leur féminisme s’inspire d’un mélange de néo-marxisme et de structuralisme :
- néo-marxisme que l’on retrouve chez Engels : la dialectique oppresseurs/oppressés,
- structuralisme qui veut s’affranchir des stéréotypes homme/femme.
La revendication de l’égalité des sexes et de la parité suppose une différence entre les sexes. Or, la différence entraîne l’inégalité et donc la domination, domination de l’homme sur la femme, bien sûr.
On retrouve ici la pensée de Foucault : admettre la différence des sexes,
- c’est admettre la complémentarité des sexes,
- c’est admettre la domination patriarcale,
donc l’oppression et l’aliénation de la femme.
Chez J Butler, la définition du genre est une construction : le sexe est une construction sociale et culturelle au service de la domination de l’homme sur la femme. Il n’est pas admissible d’admettre cette domination, donc la complémentarité, donc la différence. Sa pensée est une dialectique entre la nature et la culture.
C’est la grande tentation de notre époque : s’affranchir de la nature pour être libre ! Pourtant, le respect de la nature nous protège des idéologies. Nous sommes vraiment au cœur d’une idéologie et d’un système.
Le cadre le plus évident de cette inégalité c’est la famille fondée sur le mariage monogamique. La revendication des homosexuels pour le mariage n’a pas pour but la reconnaissance pour eux-mêmes du mariage, mais la déconstruction du mariage comme survivance de la domination de l’hétérosexualité qui maintient la différence homme/femme. Le plus sûr moyen d’y parvenir est d’obtenir pour tous les couples, le mariage.
Pour parvenir à un monde où il n’y aurait plus ni oppresseurs, ni oppressés, il est nécessaire de déconstruire la famille, le genre et la reproduction.
En premier lieu, il convient de déconstruire la famille parce que la femme y est maintenue en esclavage et conditionne les enfants à accepter la famille, le mariage et la féminité comme naturels. C’est ainsi que l’on parle de la famille monoparentale,
bi-parentale, homoparentale, pluriparentale…
Nous voyons que les dernières lois votées en France, sans aller jusqu’à déconstruire la famille l’ont terriblement fragilisée (divorce, pacs, filiation).
Ensuite, il s’agit de déconstruire le genre pour en donner une autre définition, ou plus précisément une absence de définition, ce qui permettrait à chacun de choisir « son genre ».
Les « gender-feminists » considèrent que la différence homme/femme qui repose sur la différence sexuelle n’est pas déterminante parce qu’elle n’est pas naturelle. Il ne la nie pas, mais comme le précise J Butler, pour des raisons de méthodologie, elle met cette différence physique de coté.
Il est d’ailleurs paradoxal de constater le retour de l’allaitement maternel tout en refusant ce qui relève de la nature.
Par conséquent, classer la société en hommes et femmes n’est pas satisfaisante puisqu’elle maintient la domination de l’homme. D’où l’affirmation que le « genre » féminin ou masculin qui se réfère à l’identité sexuelle féminine ou masculine est socialement construit. Comme c’est la femme qui en est victime, pour supprimer cette oppression, il faut déconstruire le genre.
Ces théoriciennes prétendent que la forme naturelle de la sexualité humaine (homme/femme) n’existe pas. L’être humain, à la naissance est « neutre ». C’est le milieu culturel qui lui impose un rôle féminin ou masculin pour maintenir la femme dans un rôle d’esclave. Chacun sait bien que jusqu’à nos jours la société patriarcale oppresse la femme.
Pour déconstruire le « genre », les « gender-feminists » relativisent la notion de sexe et son influence dans la construction de la personnalité et l’identité de l’individu.
Elles rejettent l’existence de deux sexes et les remplacent par les orientations sexuelles variées et choisies par chaque individu. Dans cette optique, il n’y a plus deux genres, féminin et masculin, mais une multitude de genres que chacun s’invente et qui peut varier au cours de la vie.
Il est intéressant de noter que lors de la rédaction de la Charte européenne des droits Fondamentaux, l’article consacré aux luttes contre les discriminations cite « l’orientation sexuelle ». Malheureusement nos efforts pour supprimer cet ajout sont restés vains.
Chacun s’invente soi-même et ainsi il n’y a plus de barrière entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Ce que je choisis est permis, puisque je l’ai choisi. Ce qui est essentiel, c’est la promotion du style de vie, c'est-à-dire toute forme de sexualité.
Je résume :
Dans un premier temps, les « gender-feminists » dénoncent la définition de genre comme construction sociale qui opprime la femme, ce qui est inacceptable.
Dans un deuxième temps, elles s’appuient sur cette même notion de construction sociale et culturelle pour proposer un autre modèle social de la femme, ce qui est pour le moins paradoxale.
En d’autre terme, elles rejettent une forme de construction sociale du genre qui nuirait à l’autonomisation de la femme, pour imposer une autre forme de construction sociale qui, elle, serait plus apte à lutter contre l’inégalité homme/femme.
« Les femmes ne seraient pas opprimées s’il n’existait pas un concept de femme. En finir avec le genre, c’est en finir avec le patriarcat » (Gender Outlaw p 117).
La remise en cause du genre fondé sur l’identité sexuelle remonte au Sommet Mondial de la Femme à Pékin en 1995. Des tracts distribués sous le manteau ont donné des définitions multiples du « gender » ce qui a obligé certaines délégations à préciser dans le document final qu’il s’agissait, pour elles, de la définition classique.
Le comité directeur de la conférence de l’Onu a proposé la définition suivante :
« Le genre se réfère aux relations entre hommes et femmes basées sur des rôles socialement définis que l’on assigne à l’un ou l’autre sexe ».
Une participante américaine a précisé : « Le sens du terme genre a évolué, se différenciant du mot sexe pour exprimer la réalité selon laquelle la situation et les rôles de la femme et de l’homme sont des constructions sociales sujettes à changements. »
Ou encore : « le genre est un produit de la culture et de la pensée humaine, une construction sociale qui crée « la véritable nature » de chaque individu ».
Enfin, après la famille et le genre, la reproduction doit être déconstruite puisqu’elle est socialement déterminée. Les femmes ont repris le contrôle de la reproduction en retrouvant la propriété de leur propre corps et le contrôle de la fécondité. Mais c’est insuffisant.
Ce qui fait dire à Adrienne Rich : « une stratégie appropriée et viable du droit à l’avortement consiste à informer chaque femme du fait que la pénétration sexuelle est un viol, quel que soit l’expérience subjective contraire ».
Heidi Hartmann affirme dans son livre Femme et Révolution : « La division stricte du travail selon les sexes…contribue à orienter leurs exigences sexuelles vers la réalisation hétérosexuellle. Dans les sociétés plus imaginatives ; la reproduction biologique pourrait être assurée par d’autres techniques ».
Entendez mères porteuses, utérus artificiels…
Ce que les féministes appellent les droits génésiques ou reproductifs, c’est l’ensemble des techniques qui permettent à la femme le libre choix de la reproduction (y compris l’avortement) : insémination artificielle, adoption de l’enfant de leur compagne, droit de choisir avec qui engendrer et élever des enfants, droit à déterminer sa propre orientation sexuelle.
Une loi dite du « genre » vient d’être votée en Espagne. Elle autorise tout citoyen à changer de sexe et à l’inscrire dans son état civil, du seul fait de sa décision…
Plus besoin d’opération ou d’hormone, c’est la volonté de l’individu qui détermine le sexe !
II- Nouveaux couples, nouvelles familles.
Cette idéologie du « gender » permet de mieux comprendre les revendications du Lobby Gay et plus spécialement de l’Association des Parents Gays et Lesbiens (APGL).
Lors de la mission d’information parlementaire sur la famille l’APGL a remis un document au rapporteur Valérie Pécresse. Ce document s’intitule : « De la famille au singulier aux familles plurielles » et contient des propositions pour une réforme du droit de la famille.
Plusieurs remarques s’imposent :
L’APGL ne comptent que 1500 adhérents et parmi eux seulement 500 « familles homoparentales ». Ces revendications ne concernent qu’une infime minorité d’une communauté ultra minoritaire. En outre, les chiffres avancés de 200 000 enfants vivant dans ces couples n’ont jamais été vérifiés. Alors même que l’Insee avance le chiffre de 25 000 à 40 000 enfants. C’est pourtant en s’appuyant sur ce nombre que cette association demande une révision de droit de la famille pour que soit pris en compte la nouvelle évolution de notre société, en matière de couple, de filiation et de reproduction.
1- Le « droit au mariage ».
Le droit devrait reconnaître toute forme d’union : homoparentalité, biparentalité, pluriparentalité… Ainsi, dans cette logique serait ouvert un seul type de contrat fondé sur le « droit au mariage » et s’appliquerait à tous les individus, quelles que soient les circonstances.
Cette revendication repose sur une confusion : en privilégiant l’orientation sexuelle sur l’identité sexuelle, les partisans de l’homoparentalité en font une caractéristique de l’être humain. Or, l’être humain n’existe pas en tant que tel. Il existe en tant qu’homme ou femme. C’est bien l’identité sexuelle qui est le caractère de l’être humain, alors que l’orientation sexuelle est une caractéristique comportementale.
Ainsi écrit Tony Anatrella dans son dernier livre « Le règne de Narcisse » : « Il y a une imposture intellectuelle à vouloir faire de l’orientation sexuelle une qualité de la personne humaine au point de l’inscrire dans la loi. »
Le choix individuel d’une forme de vie appartient à la vie privée de chacun. L’universalité de la loi garantit le bien commun et ne peut reconnaître qu’une union qui assure la stabilité et la durée du point de vue social. Le socle de la société repose sur l’universalité de la différence sexuelle de l’homme et de la femme et non sur des tendances ou des orientations.
La confusion entre le domaine psychologique et le domaine social est flagrante. Le droit ne peut légiférer sur toutes les situations particulières au risque de perdre son rôle et de fragiliser le lien social.
Enfin le mariage n’est pas un droit, mais un contrat de deux personnes, homme et femme, entre elles, et une institution vis-à-vis de la société.
L’article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme précise :
« le droit de se marier et de fonder une famille est considéré comme un droit fondamental de la personne ;
Le mariage n’est pas possible entre personnes de même sexe.
Le mariage est un acte public, juridique et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer. En se mariant, les époux font ensemble une double démarche : ils acceptent et reconnaissent l’institution du mariage et la loi commune qui la régit. Mais en retour, ils demandent à la société de reconnaître l’existence et la valeur de leur engagement mutuel et de leur assurer la protection de la loi.
2- La parenté et la parentalité : le « droit à l’enfant ».
Le désir d’enfants, considéré comme un droit par certains homosexuels, conduit à remplacer la parenté par la parentalité. Ce glissement sémantique est un exemple de la déconstruction de l’idéologie du « gender ». Il s’agit non pas de distinguer la filiation biologique, la filiation juridique et la filiation sociale, mais de les opposer dans une dialectique permettant à l’individu homosexuel de choisir sa forme de « parentalité ». Ainsi serait reconnue la « fonction parentale », c'est-à-dire la « parentalité sociale » de la compagne de la mère biologique.
Cette dialectique, en opposant les trois aspects de la filiation, déresponsabilise les parents et fragilise davantage les liens familiaux déjà mis à mal, alors que les violence dans les banlieues nous rappellent, certes de façon brutale, que l’autorité des parents fait défaut.
L’APGL est très clair : « Nous souhaitons baser le droit de la filiation sur l’éthique de la responsabilité, en valorisant l’établissement volontaire de la filiation et en fondant celle-ci sur un engagement irrévocable. »
« Un parent n’est pas nécessairement celui qui donne la vie, il est celui qui s’engage par un acte volontaire et irrévocable à être le parent ».
Pour l’APGL, la volonté fonde l’autorité parentale. On retrouve la même idée que pour les embryons surnuméraires : le projet parentale donne l’existence à l’enfant. Sans projet parental, point d’enfant qui devient un matériau de recherche !
3- Adoption, PMA et mères porteuses : « l’enfant objet ».
Dès lors que sont établies ces nouvelles filiations, tout devient possible. Le « droit à l’enfant » devient droit universel quelque soit son orientation ou son style de vie. L’APGL revendique non seulement l’adoption pour tout individu, mais invente une nouvelle notion d’ « adoption sociale » pour le compagnon de même sexe.
C’est oublier que l’adoption n’est pas un droit de l’adulte, alors que l’enfant, lui, a droit à une famille, c'est-à-dire à un père et une mère (Convention Internationale des Droits de l’Enfant).
La Procréation Médicale Assistée deviendrait possible pour satisfaire le désir d’enfant. A l’origine, la PMA a été autorisée pour traiter la stérilité des couples. Progressivement nous sommes passés de la notion quantitative (contre la stérilité) à la notion qualitative, grâce au diagnostique préimplantatoire. L’ APGL va plus loin en revendiquant la PMA pour satisfaire la demande des individus.
Puisque la filiation biologique n’a plus son importance, il n’est pas nécessaire de connaître le nom du donneur, le père biologique.
Enfin, l’APGL demande l’autorisation de la pratique de « la mère pour autrui » ou mères porteuses.
Tous les moyens sont bons pour garantir le « droit à l’enfant » au mépris de l’enfant, de son identité et de sa croissance dans un cadre stable avec son père et sa mère.
La théorie du gender s’appuie sur les idéologies qui ont modifié notre conception de l’homme et de la société, par l’élaboration de nouveaux droits dont le but est de satisfaire les revendications féministes.
Conclusion.
Le lobby gay affirme que l’homoparentalité est un progrès pour la démocratie et la laïcité. Quel en est le sens ?
Ce lobby a voulu faire entrer le mariage et l’homoparentalité dans le champ politique, alors qu’on veut en sortir la famille, au point de remplacer « vie familiale » par « vie privée » (LEF)
Personne n’accepte le communautarisme, contraire à la République. Pour l’APGL, le communautarisme est lié aux discriminations fondées sur des normes, entendez les normes hétérosexistes. Pour en sortir, il faut déconstruire ces normes et imposer l’égalité entre l’hétérosexualité et l’homosexualité. La dignité humaine, c’est l’émancipation par rapport à la nature et aux normes.
Nous assistons au triomphe du constructivisme de l’individu.
En effet, le couple hétérosexuel perpétue l’oppression, le couple homosexuel exprime l’égalité parfaite puisque nous l’avons vu, reconnaître la différence c’est d’admettre l’inégalité. La famille traditionnelle est une famille subie, la famille homoparentale, une famille choisie. La parenté doit être libre donc choisie, sauf par l’enfant !
L’homoparentalité, c’est l’émancipation de l’individu.
La démocratie, dans sa conception classique (Aristote, Montesquieu, Tocqueville) c’est le gouvernement du peuple par le peuple, ou par ses représentants (démocratie représentative).
Le nouveau concept de la démocratie, c’est la démocratie participative.
C’est la lutte pour l’égalité et contre les discriminations qui empêchent cette égalité.
On assiste à une confusion entre l’égalité des droits et le droit à l’égalité qui nie le respect des différences.
C’est le monde de la dialectique entre culture et nature.
Changer le sens des mots comme celui de la démocratie n’a pas d’autre but.
Dans cette pseudo-démocratie, les droits ne sont plus universels mais subjectifs, aléatoires, contradictoires car, construits par l’individu lui-même pour satisfaire ses propres revendications, ses intérêts et ses plaisirs.
Quant à la laïcité, les autorités religieuses qui sont les dernières autorités morales de notre société à avoir encore quelque chose à dire sur l’homme, sont suspectes ou fondamentalistes puisqu’elles empêchent l’avènement d’un monde égalitaire.
Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
Est-ce vraiment l’avenir de nos familles ?
Est-ce vraiment l’avenir de la démocratie telle que nous l’entendons dans notre monde occidental ?
La culture de dissociation n’est-elle pas en train de préparer une nouvelle forme de totalitarisme par la négation de l’homme dans toutes ses spécificités ?
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